Rue des Astres

« C’est la rue des astres, avec son hôtel de la Gare. Avec sa grande horloge qui ne marche
plus. Ses aiguilles qui ne tournent plus. Mais personne n’a remarqué. Ici, y’a que des gens
pressés. Les gens pressés ça ne remarquent pas que le temps s’est arrêté. Voir le temps défiler
c’est un luxe pour les rêveurs et pour les poètes.

C’est la rue des astres, avec sa Gare. Ses trains pour d’autres mondes. La possibilité de tout
reprendre à Zéro. Depuis le début. Dans une autre rue des astres. Parait que les trains, y’en
a un qui va jusqu’en Antarctique. Il s’arrête au Petit Matin, entre deux Icebergs après avoir
dévalé la banquise, devant les grandes étendues blanches ou des Ours Polaires broutent les
épaisses couchent de neiges. Parait.

C’est la rue des astres. Avec ceux qu’ont jamais vus les étoiles. Et qui les croient disparues.
Au Paradis des Météores. Ceux qu’on jamais fait de vœux. Ni arrachés de pissenlits. Bien
qu’ils les mangent par la racine.

C’est la rue des astres, avec ses bonimenteurs de passage. Et leurs histoires qu’ils se refilent
sous le manteau, les dimanches soirs pluvieux, pour se réchauffer »